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Le Budget de la culture

Qu’est ce que le budget de la culture ?

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2017

Le budget est la somme dont dispose l’Etat pour engager des dépenses dans différents secteurs clés, nécessaires à certains besoins qui ne peuvent être satisfaits que partiellement par le marché.
Plus précisément, l’Etat possède une enveloppe annuelle destinée aux dépenses (publiques), enveloppe redistribuée aux différents projets. Parmi les projets on y trouve la politique culturelle, qui possède différents objectifs. Le budget de la culture – hors dépenses pour l’audiovisuel, les médias et la recherche – représente environ 1% des dépenses de l’Etat, soit entre 2,5 et 3 milliards.
La principale institution qui mène des politiques culturelles et de leur financement reste le Ministère de la Culture (dirigé actuellement par Audrey Azoulay), c’est à dire l’Etat, accompagné également des collectivités locales. Ces institutions viennent ainsi promouvoir une certaine forme de « culture », permettant aux individus de la société d’accroître leurs savoirs et savoir-faire, et donc d’avoir une population plus « cultivée » ce qui possède des avantages indéniables.

  • A quoi sert le budget de la culture ?

Tout d’abord, le budget accordé à la culture a pour objectif principal de démocratiser et rendre accessible à tous la culture (notamment les pratiques culturelles), c’est à dire que n’importe quel individu puisse y accéder sans qu’aucune contrainte puisse l’y en empêcher (contrainte financière, territoriale principalement).
Pour donner un exemple de mesure concrète, certains musées contribuant à la richesse culturelle française tel que le Musée du Louvre, le Château de Versailles ou encore le Musée d’Orsay sont ouverts les jours de fermeture au public, uniquement pour les enfants n’y ayant pas accès.

Mais les principales dépenses résident – hors celles réalisées pour l’audiovisuel, les médias et la recherche – dans la conservation et la mise en valeur du patrimoine de la Nation.
La France possède un patrimoine historique qui génère une activité économique très lucrative. Le conserver reste donc une des priorités de l’Etat français. Pour cela, comme le montre le diagramme des dépenses engagées en faveur de la culture, 1 049 600 000 ont été réquisitionnés en 2016 pour la conservation du patrimoine français.
Par exemple, le Château de Chambord, classé en tant que monument historique (c’est à dire que son/ses propriétaires bénéficie(nt) de subventions de la part de la puissance publique, à condition de le faire visiter) a bénéficié récemment des aides de la part de l’Etat pour financer leur projet de rénovation. Ces monuments historiques développent une activité touristique considérable : selon l’INSEE, en 2013 plus de 752 000 avaient visité le château de Chambord. Ces fréquentations touristiques permettent à l’Etat (via par exemple l’impôt sur les billetteries) d’engranger des sommes d’argent grâce à l’imposition appelées recettes.

Outre la démocratisation de la culture et la conservation du patrimoine, des dépenses considérables sont dépensées au profit de l’audiovisuel (public), des médias et de la presse. Ces trois secteurs représentent à eux trois 5,3 milliards sur les 9,4 réquisitionnés pour 2016, soit plus de la moitié. L’audiovisuel public représente à lui seul 4,6 milliards d’euros dépensés pour son bon fonctionnement.
L’audiovisuel public, financé en grande partie par la « contribution à l’audiovisuel public » (impôt payé par la majorité des contribuables ayant une télévision, fixé aux alentours de 130€), sert à transmettre l’information et à la rendre accessible à tous, moyennant contribution. Ces redevances servent en majeure partie à alimenter, comme le montre le graphique publié par Bercy ci-dessous, le groupe du service public Frances Télévisions. Ainsi, la transmission de l’information serait accessible à tous et permettant à chacun de forger sa propre opinion à partir des faits qui se passent. Cela contribue également au rayonnement culturel de la France à l’International, avec notamment la chaîne TV5 Monde qui diffuse des programmes dans plus de 200 pays, ou encore avec la radio RFI.

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Source : Ministère de la culture (2017)

Enfin, une partie du budget est destiné à la création (notamment artistique) et l’innovation, principes à la base de la croissance économique ainsi que du rayonnement culturel d’un pays. Des crédits d’impôt, notamment du cinéma, incitent (grâce à des avantages fiscaux) les artistes, c’est à dire ici les réalisateurs, à produire de nouvelles créations cinématographiques. La puissance publique finance également le développement de centres culturels, comme en 2016 le financement de Fab Lab (article télérama.fr), nouvelle cité des sciences et de l’industrie et permettant notamment aux jeunes d’apprendre de manière ludique et interactive les sciences.
Pour conclure, le Budget de la culture délégué par l’Etat représente une dépense modérée (aux alentours de 1% des dépenses annuelles), qui permet de démocratiser et rendre publique la « culture » au sens large, en informant la population grâce aux médias et à l’audiovisuel ainsi qu’en rendant accessible à tous des lieux de pratiques culturelles (musées, bibliothèques, châteaux,…). Les recettes sont pratiquement toutes réalisées sur les taxations des profits réalisés par les activités liées à la culture. Ces activités sont très lucratives et représentent environ 3% de la création de richesse annuelle (PIB).

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