Les explications d’Hubert, Yanis et Lucien

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Les pratiques culturelles sont « L’ensemble des activités de consommation ou de participation liées à la vie intellectuelle et artistique, qui engagent des dispositions esthétiques et participent à la définition des styles de vie. Aujourd’hui, le milieu social et le niveau de vie conditionnent les pratiques culturelles.
Le niveau d’études et le poste qu’on occupe influencent les pratiques culturelles. Une personne appartenant à une classe sociale élevée a normalement reçu une éducation propre à celle-ci. C’est-à-dire que cette personne a appris par son milieu, à aimer le théâtre, les tableaux, la lecture ou encore la musique classique. Depuis leur enfance ces personnes ont pu grâce au statut social élevé de leurs parents recevoir ces goûts qui sont différents de ceux de la classe populaire. Cette transmission des goûts fait partie du processus de socialisation primaire. D’ailleurs on remarque que les pratiques culturelles des cadres sont plus élevées que celles des ouvriers. On observe que dans les différentes catégories socioprofessionnelles, la proportion des personnes qui lisent n’est pas la même et varie fortement. Chez les catégories des cadres et professions libérales, 84% d’entre eux lisent un livre ou un journal ou un texte littéraire, alors que seulement 31% des ouvriers s’adonnent à la lecture. On remarque que selon le niveau d’études, il n’y a pas la même part de personnes qui lisent. Une personne qui a son bac ou qui a fait des études supérieurs va plus lire qu’une personne qui n’a pas de diplôme.
Selon le niveau de diplôme, il y a plus ou moins un écart de salaire entre les différentes catégories socioprofessionnelles. Aujourd’hui, tout a un coût, les biens et les services ont un coût. En effet pour pouvoir rémunérer ceux qui créent ces biens et ceux qui mettent à disposition les services. Le salaire des ouvriers et des employés est assez similaire mais les ouvriers en moyenne sont mieux payés que les employés (1464 euros en moyenne par mois pour les premiers contre 1393 euros pour les seconds). Il y a une autre différence entre ces deux catégories socioprofessionnelles, c’est que même si ouvrier gagne plus qu’un employé, il a des pratiques culturelles moins intenses (par exemple, 17% des ouvriers ont lu plus de 10 livres en un an contre 27% des employés). Le salaire n’est donc pas le seul facteur des pratiques culturelles : il y a également la culture propre à chaque groupe social qui détermine la fréquence des pratiques culturelles.
L’origine sociale n’est pas le seul élément qui distingue la pratique de loisirs. Le lieu de résidence influence aussi l’accessibilité aux différentes pratiques culturelles, en effet il n’est pas facile d’aller à l’opéra ou plus simplement au cinéma quand on habite loin d’une grande ville. On remarque aussi que le fait de lire est aussi impacter par les lieux de résidence car une personne qui vie en milieu urbain a plus de chances de lire qu’une personne qui vit en milieu rural. En milieu urbain l’accès aux activités et aux loisirs est plus facile car on n’est pas obligé de prendre la voiture pour se déplacer comme en milieu rural puisqu’il y a les transports en commun à disposition de tous.
Le revenu est un facteur à ne pas négliger car il influence aussi le choix des pratiques culturelles. En effet le pouvoir d’achat varie en fonction du revenu qui est plus où moins important selon la catégorie socioprofessionnelle. Certains ne peuvent pas se permettre de dépenser dans une activité telle que le théâtre car celle-ci à un prix, tout comme les biens et services qui ont eux aussi un prix. Un ouvrier n’a pas forcément de l’argent à dépenser dans des activités culturelles alors qu’un cadre à plus les moyens financiers et utilise une part de son budget pour accroître son capital culturel en allant voir des pièces de théâtres, des musées etc.…
La logique de distinction réside dans la volonté de se démarquer d’une autre catégorie sociale. En effet cette volonté est du à l’envie de se démarquer des autres groupes sociales. Le fait de se distinguer est aussi un moyen de se montrer et de montrer aux autres que l’on appartient au même au groupe social. Cette volonté de distinction est aussi due aux nombreux codes que peut avoir un groupe social. Si on prend l’exemple du cadre, celui-ci voudra se distinguer par plusieurs moyens. Soit en s’habillant différemment, soit en en choisissant un logement propre au groupe ou encore par un langage plus soutenu. Mais il se distingue aussi en pratiquant des activités différentes de la catégorie des ouvriers par exemple. Lorsqu’on va au théâtre, à un concert de rap ou encore à un stade de foot on ne rencontre pas le même public. Dans un concert de rap on aura plus tendance à voir des jeunes qui n’appartiennent pas à une catégorie sociale élevée alors qu’au théâtre on verra plus des cadres et professions supérieurs, en effet on moins de chance de trouver un cadre à un concert de rap, cela résulte de l’effet de distinction.
Pour conclure, on distingue 5 facteurs qui font que certaines catégories sociales pratiquent plus ou moins des activités culturelles que certaines ; ce facteurs sont le revenu, le lieu de résidence, les goûts, la logique de distinction et le niveau de diplôme. En effet ces facteurs varient selon les différentes catégories socioprofessionnelles.

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