Les intermittents du spectacle (Youssra)

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Le régime des intermittents du spectacle est un statut qui regroupe de nombreux métiers liés au spectacle tous différents les uns des autres.
En effet les métiers de chanteur, comédien, musicien, danseur … sont en lien direct avec le public mais également tous les techniciens, les éclairagistes, les scénographes, les décorateurs, les costumiers, les régisseurs mais aussi les machinistes et les ouvriers sans oublier les gestionnaires. En réalité, un intermittent du spectacle est un salarié à employeurs multiples qui travaille à une durée déterminée ou non.
D’après les études de l’Organisme Public en 2016 la France comptait prés de 256 000 salariés ayant travaillé au moins une heure pour un ou des employeurs. Ce total à progressé de 4,8 % depuis 2010, le temps de travail qui était de 97,1 millions d’heures a également augmenté dans les mêmes proportions. Parmi eux 100 000, soit 39 % sont des techniciens, les 156 000 autres exercent un métier artistique (principalement liés à la musique)
Ce "régime" qui fut fondé en 1936 avait pour principal but de protéger les techniciens du cinéma employés de façon irrégulière sur des tournages. Ainsi ce régime permet d’engager une personne en un contrat à durée déterminée (cela peut durer seulement quelque jours) et de le renouveler sans aucune limite. Il faut également savoir que entre deux contrats un intermittent du spectacle touche l’assurance chômage. La principale différence entre le statut d’un intermittent et celle d’un salarié en CDI par exemple est qu’un intermittent doit justifier 507 heures de travail sur dix mois pour obtenir une allocation contre 610 heures sur huit mois dans le régime général. L’indemnisation acquise après 507 heures de travail couvre systématiquement huit mois d’inactivité, même si le salaire d’un autre contrat est perçu pendant cette période, alors que dans le régime général, elle est indexée sur le nombre de jours travaillés. D’où un décalage de rémunération : un salarié cotisant au régime général pour 607 heures touchera une indemnité moins importante durant les 4 mois qui correspondent qu’un intermittent touchant pour 507 heures cotisées une indemnité de 8 mois (Le Monde).

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